BangBang : bangbangblog.com

Through the eye of Mister Zen

Igloofest: quand l’électro se moque de l’hiver…

Toma Iczkovits
31 janvier 2011
Les festivaliers de l’Igloofest, ne semblant pas craindre le froid, se sont réunis entre le 13 et le 29 janvier 2011 pour faire la fête sur le quai Jacques-Cartier du Vieux-Port de Montréal. Même si l’espace est visiblement insuffisant pour recevoir tous les intéressés, le quai, situé devant le marché Bonsecours, est un endroit tout désigné pour accueillir la féerie psychédélique de l’Igloofest.

L’Igloofest, le festival électro-hivernal le plus branché de la métropole s’est conclu, samedi soir, après trois fins de semaine d’intenses célébrations. Bilan après 9 soirées de débauche.

C’est toute une initiation pour ceux qui, comme moi, n’avaient pas encore tenté l’expérience. En bon festoyeur montréalais, je suis familier avec les Piknic Electronik, mais c’est la première fois que je bravais le froid pour aller me déhancher, en pleine nuit hivernale, sur le quai Jacques-Cartier du Vieux-Port de Montréal.

En dépit d’un mercure parfois en dessous de -20 ºC, le public coloré était présent à chacun des neuf rendez-vous. « Anyways, dans la foule, avec les manteaux qui se frottent au rythme de la musique, tu vas avoir chaud » m’avise un vétéran du festival, dès le premier jour, en me voyant enfoncer ma tuque et ajuster mes gants.

L’an dernier, ils étaient plus de 45 000 à avoir pris part aux différents concerts de musique électronique. Cette année, les chiffres ne sont pas encore dévoilés, mais les organisateurs s’attendent à battre un nouveau record d’assistance.

Un public survolté

Vrai, la foule est chaude, endiablée. Elle est tassée mais excitée. On perçoit d’ailleurs son souffle qui s’élève sous les projecteurs. Dès que je sors mon appareil photo, on m’accroche de tous bords, tous côtés : l’igloofestoyeur type adore être photographié… Après tout, il n’a pas emprunté le suit de skidoo de mononcle ou le manteau de fourrure de matante pour rien! L’amateur de kitch en moi a eu de quoi se délecter.

L’igloofestoyeur type adore être photographié…

Une programmation pour tous les goûts

Pour ce qui est de la musique, les organisateurs nous ont offert une programmation de grande qualité en allant chercher des DJ aux styles variés, tant locaux qu’internationaux, afin de satisfaire un grand nombre d’amateurs.

Pour ma part, la découverte du Britannique Andrew Weatherhall et des Suisses Round Table Knights a été révélatrice. Guillaume & the Coutu Dumonts a été à la hauteur de mes attentes, sans plus, alors qu’Ikonika m’a surpris par la délicatesse de son « groove ».

Les artistes talentueux aussi étaient au rendez-vous (de gauche à droite) : Lunice (15 janvier), PépéBradock (22janvier), Guillaume & the Coutu Dumonts (22 janvier) et DVS1 (29 janvier)

Poirier : une prestation qui fait parler

Par contre, mon coup de cœur va sans hésitation à la rebondissante prestation de Ghislain Poirier et de sa « crew ». La musique de club, communément appelée le « boumboum », n’a jamais été mon dada, mais Poirier arrive à mixer ce style avec subtilité. Comment résister au rigodon hip hop qu’il nous a offert en guise d’introduction? Comment ne pas se sentir enivré par ses airs antillais, par la chanson « Wha-la-la-lang »? Et comment s’empêcher de scander le refrain à plein poumons avec la foule en délire?

Je ne le sais pas. Pourtant, sur la page Facebook d’Igloofest, certains spectateurs ne semblent pas avoir apprécié : « Poirier ou comment scrapper une belle vibe à l’Igloofest… Tellement agressant et désagréable à entendre… » signe Pascal Ricard, le soir même. Alice Tatin rajoute : « Entièrement d’accord avec toi Pascal (…) J’avais l’impression d’être en nightclub sur Saint-Laurent ».

La prestation de Poirier et de ses acolytes, Boogat et Face-T, a beaucoup fait réagir… Moi, j’ai adoré!

Bien sûr, des fans de Poirier se sont empressés de répliquer, mais ce que j’en retiens, c’est que l’Igloofest cherche à explorer différents types de musique électronique et c’est donc normal de ne pas plaire à tout le monde. Avec environ 50000 admissions enregistrées lors de cette cinquième édition, le festival semble avoir le vent dans les voiles! Chapeau aux organisateurs du festival! Longue vie à l’Igloofest!

2 commentaires
  • André Péloquin
    1 février 2011

    En tout cas, moi si je bossais pour une grosse agence de presse, je t’engagerais comme photographe, Toma! :-P

  • Toma Iczkovits
    6 février 2011

    Hehe merci! Il me reste encore des croutes à manger, mais j’suis bien décidé à les manger! ;)

Through the eye of Mister Zen

Toma Iczkovits

Parce que, faute de salaire, on se nourrit de commentaires.

À propos