BangBang : bangbangblog.com

Through the eye of Mister Zen

Vincent Vallières tourne toujours aussi fort

Toma Iczkovits
5 février 2011

C’est un spectacle riche en émotion que nous a offert Vincent Vallières à guichet fermé à La Tulipe, le 4 février dernier. La popularité de l’auteur-compositeur interprète est toujours intacte, presque 2 ans après la sortie de son cinquième et dernier album « Le monde tourne fort ».

Vincent Vallières, lors de sa dernière prestation à Montréal, le 4 février 2011, à la Tulipe.

Vallières figure dans le paysage de la chanson québécoise depuis plus de 10 ans. À ses airs nostalgiques, les fans ont eu le temps d’accrocher beaucoup de vécu et de souvenirs. Elle est là, la force de ce poète.

Au-delà  des airs rock-folk et des rimes, Vincent Vallières raconte avec sensibilité des histoires que nous avons tous vécues : les amitiés perdues, les amours consumées, la famille, l’ennui, etc. Ce sont des sentiments simples, à priori surexploités, mais que le chansonnier revisite avec une candeur qui est la sienne et qui a la force de raviver les souvenirs en chacun de nous.

Une prestation réussie, sans artifices

Après une première partie assurée avec aisance par Jipé Dalpé, un autre talentueux chansonnier sherbrookois, Vincent Vallières est monté sur scène et a entamé la soirée avec « Le monde tourne fort », chanson tirée de l’album du même nom, dans un décor plutôt minimaliste.

Les nombreux fans ne semblaient pas se soucier du décor. Calmes, ils se balançaient au rythme des chansons dont ils semblaient connaître par cœur les paroles. « Février », une chanson portant sur les inconvénients, mais aussi sur les joies de l’hiver québécois, tombait à point. Plusieurs spectateurs semblaient exorciser leur dépression hivernale en chantant en chœur le refrain.

Accompagné de Michel-Olivier Gasse à la basse, d’André Papanicolaou à la guitare électrique et de Simon Blouin à la batterie, Vallières a fait une prestation sans fausse note en présentant une sélection de titres issus de ses deux derniers albums (Le repère tranquille en 2006  et Le monde tourne fort en 2009).

André Papanicolaou avec Vincent Vallières.
André Papanicolaou avec Vincent Vallières.

Pour la fin du spectacle, il s’est gardé la magnifique pièce « Le repère tranquille », tiré de l’album du même titre, pour l’interpréter comme une berceuse, seul avec sa guitare. Il s’agit d’une chanson d’amour, de déchirure, dans laquelle chaque mot est calculé pour finalement nous arracher la larme qu’on a retenu toute la soirée. Drôle de conclusion, diriez-vous, mais qui représente bien l’univers à fleur de peau de Vallières.

Les absents devront, quant à eux, patienter quelques temps avant de revisiter leurs souvenirs, car, pour l’instant le chansonnier reprend la route des régions. On peut cependant être rassurés, Vincent Vallières détient le potentiel d’une carrière longue et prometteuse. Il nous reviendra!

Vincent Vallière raconte des histoires sympathiques entre ses chansons.
Michel-Olivier Gasse à la basse (hé oui! Le même que dans la toune à Gasse).

Jipé Dalpé, un autre talentueux chansonnier sherbrookois.

2 commentaires
  • Oli
    6 février 2011

    Les photos sont extra. Continu Toma !!!!!

  • Chloé
    8 février 2011

    J’y suis allée, le 3 février, et puis j’ai vu le meilleur spectacle de ma vie. En première rangée, j’ai pu admirer Vincent et chanter les chansons de mon chanteur québécois favoris, mon idole. C’était la deuxième fois que j’allais voir Vallières en spectacle, et je vous garantie que ce n’était pas la dernière ! On va s’aimer encore m’a arracher des larmes, et que dire de la pièce «Le repère tranquille», qui m’a donné des frissons et des larmes sans fin. J’étais très proche de lui, étant dans la première rangée au milieu, j’aurais pu toucher son soulier. J’ai 16 ans et je m’avoue fane finie de Vincent Vallières, il est partout, lui et ses paroles; dans ma chambre, dans mon agenda et dans ma case !
    Je lui lève mon chapeau pour sa si grande réussite et son énergie contagieuse sur scène. Bravo Vincent !

    -Chloé Larivière .

Through the eye of Mister Zen

Toma Iczkovits

Parce que, faute de salaire, on se nourrit de commentaires.

À propos