BangBang : bangbangblog.com

Through the eye of Mister Zen

Premier lancement de disque extravagant pour Ngâbo

Toma Iczkovits
5 mai 2011

Ngâbo, ça vous dit quelque chose? Depuis qu’il a lâché trois magnifiques chansons sur iTunes, son nom circule beaucoup dans le milieu de la relève musicale montréalaise . Vous avez récemment pu l’entendre en première partie de Dumas ou de Minière. Hier soir, c’était à son tour de tenir le grand rôle, à l’occasion du lancement de son tout premier album, à la Tulipe de Montréal.

L’auteur-compositeur interprète, Christian Ngâbonziza de son vrai nom, a immigré du Congo il y a dix ans. Il dit avoir essayé toutes sortes de métiers, rien n’y fait, la musique l’aurait rappelé à elle.

Le nouveau protégé de la sympathique maison de disque la Tribu et de Jérôme Minière, qui signe la réalisation de l’album, est un artiste au sens authentique du terme.

Il se présente toujours sur scène vêtu de costumes audacieux et colorés, veston de velours bleu orné de macarons, gants de cycliste et parapluie à l’épaule. L’invitation officiel au lancement s’adressait d’ailleurs à ses amis impies et sodomites et leur promettait une pluie de confettis.

Au-delà des excentricités et des provocations, il faut admettre que Ngâbo livre la marchandise comme un pro, autant pour ce qui est de la musique que des confettis.

Son œuvre est un amalgame réussi de ses racines africaines rythmées, qui peuvent parfois rappeler la douceur des Sénégalais Amadou et Mariam, et d’un rock alternatif révolté, digne des hipsters les plus exigeants.

Camarade Dominike, une des trois chansons offertes sur iTunes, a été la première à m’envoûter, le joli clip qui en a été tiré y a probablement contribué. Sa voix y est parfaitement maitrisée et l’atmosphère nous propulse dans l’exotisme sans trop dépayser, musicalement parlant.

En creusant l’album, on réalise rapidement que Ngâbo est un de ces artistes aux multiples facettes. Tout en conservant une unité musicale tout au long de l’album, il explore dans différentes directions allant d’un rock plus rude, aux mélodies plus traditionnelles, en passant parfois par des arrangements électroniques étonnamment flyés.

Bref, un artiste à surveiller!

Aucun spectacle n’est à l’agenda pour l’instant, mais on nous promet que ça viendra en temps et en lieux.

Pas encore de commentaire.

Through the eye of Mister Zen

Toma Iczkovits

Parce que, faute de salaire, on se nourrit de commentaires.

À propos